Turbine Neyret-Brenier

Cartactéristiques

  • Puissance                          30 cv
  • Vitesse                               275 tours/minute
  • Hauteur de chute            7 m (dont 3 m en aspiration)

Cette turbine centripète simple à axe horizontal (brevet Reiffenstein) fonctionne depuis 1906 bien que les facturations de l’époque soient datées  de 1907. Elle est alimentée par une conduite de diamètre 500 mm, longue de 16 m. Le rotor est composé de trois compatiments correspondant respectivement à des débits de 150 litres/seconde (l/s), 300 l/s et 450 l/s. Eugène Rosset demandera au constructeur Neyret-Brenier un kit 20 cv à titre de pièce de réserve, avec un débit maximum réduit à 285 l/s (soit 95 l/s par compartiment). Celui-ci n’a jamais été assemblé et reste à ce jour une pièce de démonstration.

L’arbre principal, de diamètre 76 mm et long de 3 m, supporte le volant d’inertie de 1 tonne, les poulies d’entrainement de la scie à ruban, de la scie manchote et de l’alternateur Leroy-Sommer 20 kVA.

On relèvera la robustesse de la mécanique de l’époque, qui nécessita depuis, une seule intervention en 2006 sur l’accouplement de l’arbre en sortie, mais jamais sur la chambre interne de la turbine. En 2015, à titre préventif, la courroie croisée qui entraîne le régulateur a été remplacée par un entrainement par courroie trapézoïdale moyennant une pignonnerie intermédiaire.

La turbine et son régulateur

La régulation de vitesse est entièrement mécanique grâce à sa pièce maîtresse, le régulateur de Watt installé en 1909, dont le prix à lui seul équivaut au reste de l’installation. Précisémment, on parle de régulateur automatique de vitesse à servo-moteur mécanique à friction et compensateur.

Les mécanismes du régulateur de Watt

Projet plus ambitieux en 1932

Entrepreneur, Adrien Rosset, le fils d’Eugène, relance Neyret-Beylier & Piccard-Picttet en 1932. Il projette l’acquistion d’une autre turbine à axe horizontal, de type tourbillon à réaction, brevet Reiffenstein, capable de développer 210 cv. Pour celà il avait fait l’acquisition des bois de Pré-long en rive droite de la rivière d’Allemogne afin de placer sa nouvelle turbine quelques 300 m en aval, bénéficiant ainsi d’une hauteur de chute de 24 m efficace. Ce projet en est resté à la phase d’étude, probablement en raison de l’investissement très coûteux et de la guerre qui suivra.